En-tête

                        Activités 2018 de la SJO

                                         

Pour vous inscrire à une de ces activités, annoncez-vous au président de la SJO
Activité Date et heure Lieu Remarques
Assemblée générale SJO Samedi
11 mars, 16 h
Bure
Place d'armes

Tir SJO Vendredi
4 mai, 17 h
Bassecourt - Develier
Stand de tir La Lovère
300 m et 25 m
Repas à l'issue du tir

Lesrésultats entrent en ligne de compte pour le challenge SJO 2018
Tir pistolet 25 m Vendredi
7 septembre, 17 h
Saignelégier
Stand de tir

Tir de combat Vendredi
21 septembre, 17 h
Bure
Place d’armes, stand du Varieu
Repas à l’issue du tir
Repas Saint-Martin Samedi
10 novembre
Miécourt, château
Repas concocté par le chef,
le lt-col EMG Edouard Vifian
Apéritif de fin d’année Samedi
1er décembre
Ajoie


Défense aérienne indispensable si l'on veut une Armée...

L'assemblée générale 2018 des officiers jurassiens

Réunis le samedi 24 mars en assemblée générale à la caserne de Bure, les membres de la Société jurassienne des officiers ont reçu quelques informations sur la vision que le chef de l'Armée Philippe Rebord a des nouveaux avions de combat, que la Suisse veut acheter. La veille de l'assemblée, le conseiller fédéral Guy Parmelin avait rendu publiques les exigences fixées pour ces jets, qui devront permettre d'avoir en permanence quatre avions en vol durant un mois. L'enveloppe du Conseil fédéral sera de 8 milliards pour l'ensemble des moyens de défense aérienne.

Mise sur pied de 35’000 hommes en 10 jours

Pour Philippe Rebord, le nouvel avion de combat et le programme de défense sol-air sont d'une importance vitale, car il n'y a pas d'armée sans défense aérienne. Les sommes à engager sont importantes, mais la plus grande partie sera couverte par des affaires compensatoires, dont un tiers en Suisse romande et dans le Jura.

Le chef de l'Armée constate que la situation géopolitique n'est pas simple, notamment avec le retour au premier plan de l'arme nucléaire, les modernisations des armements en Russie et aux Etats-Unis, le conflit en Ukraine, les migrations, le terrorisme et le réchauffement climatique (le dégel du permafrost en région de montagne risque de provoquer de graves éboulements. L'Armée, seule réserve stratégique du pays, devra pouvoir assumer rapidement des prestations dans des situations d'urgence. On est donc en train de rénover le système de mobilisation, dont l'élément spectaculaire sera la mise à disposition de 35'000 hommes équipés en dix jours.

Y aura-t-il assez de soldats ?

Dans son rapport, le président de la Société jurassienne des officiers, le colonel Fabien Kohler, parle d'un véritable défi à propos de cette rénovation de l'Armée, qui va se mettre en place en cinq ans. Mais cela ne sera possible que si l'équipement suit et que les hommes sont 1à. Or, le service civil a un peu trop de succès auprès des jeunes, et cela met en péril la structure de l'armée. Il manque actuellement 500 soldats par année pour réussir à remplacer les partants.

600 exemplaires sur 800 de Jura, Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale publié en octobre 2017 par les Editions D+P et la SJO, ont été écoulés.. Dans la foulée, une cinquantaine d’exemplaires de Aviation civile et militaire, guerre aérienne, le volume du centenaire de la SJO, ont été vendus dans une action «Duopack».  Les ventes, le mécénat et les subventions (près de 40'000 francs). L’opération laissent un solde comptable positif. Le bénéfice sera partagé entre les Editions D+P et la SJO.

Quelques activités à venir

Une information a été donnée par le commandant de la place d'armes de Bure, le colonel EMG Philippe Brulhart, sur la journée anniversaire du 16 juin prochain, pour les 50 ans de la place d'armes. Madame le ministre Nathalie Barthoulot a annoncé que le Canton du Jura parrainerait une troupe de soldats du train, ce qui s'inscrit dans une opération de parrainage d'unités par les cantons suisses.

 Le 22 septembre, une journée commémorative de la fin de la Grande guerre à Bonfol et au Largin, organisée par la commune de Bonfol et la section suisse de l’Association franco-suisse du Km 0.

Les Editions Cabédita à Bière vont sortir deux livres sur l’Ajoie. Le premier L’Ajoie no man’s land franco-suisse 1939-1945 du colonel Hervé de Weck, le second, une bande dessinée de Samuel Embleton de Prêles, un jeune dessinateur doué de Prêles, évoque Le Largin et le «Km 0». Le financement des deux ouvrages est assuré. Le lancement aura lieu le 26 octobre au Musée de l’Hôtel.-Dieu à Porrentruy.

Un Jurassien chef des observateurs de l'OSCE

Jurassien d'origine établi en Valais, le colonel EMG Flavien Schaller a témoigné de son expérience de chef des observateurs de l'OSCE à la frontière entre l'Ukraine et la partie sous contrôle des séparatistes soutenus par Moscou. Les accords de Minsk sont inapplicables sur le terrain, les capacités des observateurs sont très restreintes et aucun camp ne tient vraiment à ce qu'on connaisse ses activités sur place... Pas facile non plus de gérer et diriger des observateurs venus d'une bonne douzaine d'Etats différents. Contrairement à ce que donnent à penser les médias, il n’y a pas de bons Ukrainiens et de vilains séparatistes et de vilains Russes. Tout ce monde est très «gris». On oublie en Occident que la Russie se sent pressée par l’OTAN dont l’expansion à l’Est de l’Europe n’était pas ce qui avait été décidé dans les arrangements après l’implosion de l’Union soviétique. Flavien Schaller insiste sur la bonne image de la Suisse, de sa politique de neutrtlité qui facvilite le travail d'un chef suisse desobservateurs de l'OSCE. il a été efficacement soutenu par les ambassadeurs et diplomastes suisses, mais ne peut pas en dire autant de représentants d'autres Etats pourtant parties prenantes à la mission. Dans les séances où ces diplomates se retrouvent  à huis-clos, il y a des échanges pas piqués des vers, peu diplomatiques, voire des pugilats ! 


     
Au premier rang, de gauche à droite: Mme Froidevaux,           A gauche, le conférencier du jour, le colonel EMG présidente du Parlement, Mme le ministre Barthoulot,           Flavien Schaller présenté par Fabien kohler.
le cdt C Rebord, M. le ministre Juillard, M. Gschwind,
maire de Bure, le col EMG Brulhart, cdt place, Mmes
Rebord et Schaller, le col EMG Schaller.

    

Conversation au sommet. De gauche à droite, le cdt C        A l'apéritif...

Rebord, chef de l'Armée, le col Fabien Kohler, président

SJO, le br Guy Vallat, l'officier général jurassien.



Avec Bernard Wicht et sa "guerre moléculaire"...

L'assemblée générale 2017 des officiers jurassiens

La 33e assemblée générale ordinaire de la Société jurassienne des officiers (SJO), samedi 11 mars 2017 à 15h30, Hôtel de Ville de Delémont.

Le rapport du Président, le colonel Fabien Kohler

Ces derniers mois ont été marqués par la fin des débats parlementaires consacrés au développement de l’armée. Les décisions prises récemment ouvrent une perspective positive puisque le DEVA devrait créer une armée efficace et crédible en remédiant aux défauts actuels, avec une enveloppe garantie de 20 milliards pour les quatre prochaines années. On est heureux de constater que la tentative de référendum n’a pas abouti, le quarteron d’opposants n’ayant pu récolter le nombre de signatures nécessaires.

En 2017, les défis resteront nombreux : la mise en oeuvre du développement de l’armée, le rapport sur la politique de sécurité, la défense sol-air, les travaux de préparation de l’acquisition de nouveaux avions de combat, l’acquisition de nouveaux équipements, le système de milice et l’obligation de servir.

Le système de milice constitue le pilier de notre système de sécurité. Le peuple suisse l’a d’ailleurs plébiscité en 2013 à plus de 73%. La place prise par le service civil n’est plus acceptable. Alors qu’il devrait constituer un service de remplacement uniquement pour ceux qui ne peuvent réellement pas concilier le service militaire avec leur conscience, le service civil est devenu un acquis, une alternative au service militaire qui met en péril l’alimentation de l’armée. En 2016, pas moins de 6169 hommes astreints et aptes au service militaire, un nombre record, ont été admis au service civil. Le nombre de civilistes s’élevait à 43'956 à fin 2016. S’agit-il de 43'956 cas de conscience ? Il est permis d’en douter. L’attractivité croissante du service civil met en grande difficulté l’alimentation des effectifs de l’armée, puisque le nombre nécessaire de quelques 18’000 militaires instruits par an ne peut pas être 
atteint. La classe politique doit de rapidement mettre fin à ce risque.

Les effectifs de notre société se maintiennent entre 150 et 160 membres. Nous enregistrons en particulier depuis notre dernière assemblée générale douze nouvelles adhésions, ce qui est réjouissant. En 2016, l’assemblée générale fut un succès en ce qui concerne la participation, en particulier de jeunes membres et l’ambiance à la fois formelle et conviviale.

Le major Bernard Donzé, membre du comité depuis 2008 et représentant des Franches-Montagnes, a souhaité remettre son mandat pour raisons professionnelles. Pour le remplacer, les candidatures du capitaine Dany Contreras et du premier-lieutenant Yann Furrer sont acceptées à l’unanimité.

A la fin du mois de janvier, le bat car 1 rendait son drapeau dans les jardins du château de Delémont. Cette cérémonie a été l’occasion d’un changement de commandement à la tête de ce corps de troupe. C’est maintenant le major EMG Vifian, membre de notre société, qui a pris le commandement de ce bataillon. C’est une fierté pour nous de voir qu’un bataillon est confié à un officier jurassien. Félicitations au major EMG Vifian et lui souhaite plein succès.

Publiée en collaboration avec les éditions D+P, Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale s’inscrit dans la volonté de la SJO de lancer des publications consacrées à l’histoire militaire dans une perspective régionale. Les auteurs, Bernard Roten et Hervé de Weck, ont choisi de mettre en lumière les mesures militaires dans le Jura historique mais également de montrer comment l’industrie jurassienne s’est adaptée durant cette période difficile. Le Bulletin annuel SJO, tiré à quelque 1'800 exemplaires, s’adresse à nos membres mais aussi aux personnes et entreprises dans notre canton et à l’extérieur. Sa notoriété est un fait établi qui n’est plus à démontrer. Le bulletin annuel est une carte de visite essentielle de notre société.

Les comptes 2016

Les comptes présentés par le cap Yan Lapaire mettent en évidence un excédent de recette de fr 3'042.13. Le Bulletin SJO 2016 a rapporté fr 571.70. Le fonds de publication s’élève à fr 16'829.18.

Messages du Chef de l’Armée et du président de la Société suisse des officiers

Le commandant de corps Philippe Rebord adresse aux officiers jurassiens les salutations du commandement de l'armée. Il présente les principaux enjeux et défis de la mise en oeuvre du développement de l'armée (DEVA). Le colonel EMG Stephan Holenstein, président de la Société suisse des officiers présente les prochaines réformes qui seront conduites au sein de l'association faîtière.

Vers la guerre civile moléculaire

Bernard Wicht, privat-docent à l’Université de Lausanne, spécialiste des questions stratégiques, présente une très intéressante conférence intitulée Vers la guerre civile moléculaire. La guerre connaît une mutation totale depuis la fin de la Guerre froide. Avec la mondialisation et le déclin du rôle de l’Etat moderne, les deux formes de guerre auxquelles nous étions habitués – guerre interétatique et guerre civile – ont disparu pour laisser la place à la guerre civile moléculaire. Ce concept est parfaitement adapté pour décrire la situation sécuritaire problématique que connaissent actuellement certains de nos voisins et qui sera probablement également celle de la Suisse dans un avenir plus ou moins proche.

La guerre civile moléculaire se distingue de la guerre civile classique, dont l’exemple le plus emblématique est la guerre de Sécession, par le fait qu’elle n’oppose pas simplement deux groupes, un majoritaire dominant – généralement un Etat – et un minoritaire dominé, comme c’était le cas durant la période de constitution des Etats modernes. En raison de son caractère mutant, elle conduit à se poser deux questions fondamentales. Pour l’Etat démocratique occidental, qui est l’ennemi? Comment lui faire face et ne pas se préparer à la guerre d’avant hier?


        
   Delémont, salle du conseil de ville : l'AG 2017.                              Les deux nouveaux membres du comité.


        

       Le commandant de corps Philippe Rebord.                           Bernard Wicht explique la "guerre moléculaire".



Avec Gaëtan Vannay, un conférencier passionnant...

L'assemblée générale 2016 des officiers jurassiens


Le 19 mars, la Société jurassienne des officiers (SJO), forte de 150 membres, a tenu son Assemblée générale 2016 au Centre des loisirs de Saignelégier. Une quarantaine de membres – dont plusieurs jeunes officiers – sont présents. Plusieurs personnalités ont répondu à l’invitation du comité: la présidente du Parlement jurassien, Anne Roy, le président du gouvernement et membre de la SJO, Charles Juillard, madame le ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot, le vice-maire de Saignelégier, Bernard Varrin, le brigadier Matthias Tüscher, commandant de la brigade d'infanterie 2 dans laquelle servent beaucoup de Jurassiens, le brigadier Guy Vallat, enfant de Damphreux, nouvellement promu commandant de la Formation d'application Logistique.


Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus, les colonels André Bacon et Pierre Paupe, anciens présidents de la Société, le major Vino Montavon. Durant la partie administrative, le président, le colonel Fabien Kohler de Courroux, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100'000 hommes et environ 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Le Bulletin 2016 de la Société est sorti en février, le 32e depuis 1985. Son nouveau rédacteur, le major Dimitry Queloz, a produit un beau numéro. La plaquette du major EMG Edouard Vifian, Place d'armes aux Franches-Montagnes ou à Bure? Influence sur la question jurassienne, a connu un beau succès, puisque la totalité du tirage a bientôt trouvé acquéreur. La SJO publiera en automne 1917 un livre richement illustré sur Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale.


Les interventions des deux officiers généraux, celle de madame Barthoulot, sérieuses dans leur fond, mais faites avec humour et amitié, créent une excellente ambiance qui encouragera – espérons-le – d’autres jeunes membres à participer aux activités. Le président prévoit d’ailleurs de les rencontrer un soir pour les convaincre.


Le conférencier du jour, Gaëtan Vanney, journaliste de la Radio-Télévision suisse romande, a passionné son auditoire. Il a travaillé dans ce qu’il appelle des «milieux hostiles», en clair le Zimbabwe, la Tchétchénie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l’Ukraine. Pour se préparer, il a suivi un entraînement en Ecosse chez les SEALs britanniques (troupes spéciales) et a appris le russe à Ekaterinbourg. La plupart de ses reportages, il les a faits clandestinement et sans accréditation, souvent au risque de sa vie, pour mieux saisir des situations violentes et complexes. Pour s’infiltrer, mais aussi s’exfiltrer, il faut bénéficier de nombreuses aides sur place. Gaëtan Vannay multiplie les missions jusqu’au jour où il tombe victime de stress post-traumatique qu’il mettra beaucoup de temps à soigner. Pour l’instant, il ne se sent pas prêt à aller travailler en milieu hostile.


Dans sa présentation, il fait ressortir qu’une analyse de la situation en Ukraine et au Moyen Orient doit tenir compte de la perception de l’Occident par un Poutine, de ce qu’il considère comme les intérêts vitaux de la Russie, seule façon d’espérer saisir ce qui sous-tend ses actions. Pour un gouvernement occidental, il ne suffit pas de prendre en compte ses seuls intérêts, ses possibilités et celles de ses alliés. On ne peut pas dire que l’Union européenne et l’OTAN ont réussi en géopolitique.


   
Le président SJO, le col Fabien kohler, salue les invités. De        Le brigadier Matthias Tüsche, cdt br inf 2, le
droiter à gauche, le col EMG Brülhart, cdt place d'armes de          brigadier Guyx Vallat, cdt FOAP Logistique.
Bure, Bertnar Varrin, vice-maire de Saignelégier, Mme Anne
Roy, présidente du Parlement, Mme le ministre de l'Intérieur,
Nathalie Barthoulot.

                      
Mme Nathalie Barthoulot pendant son allocution.                             Gaëtan Vannay en milieu non hostile !



Avec Adolf Ogi, un conférencier «formidable»…

L'assemblée générale 2015 des officiers jurassiens


La Société jurassienne des officiers (SJO) tient son Assemblée générale 2015 à l'aula du Collège Thurmann à Porrentruy. Une septantaine de membres et de personnalités ont répondu à l’invitation du Comité. Parmi les personnalités présentes, le conseiller national Jean-Paul Gschwind, le président du Parlement jurassien, Jean-Yves Gentil, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses positions dans les domaines de la défense et de la sécurité, la conseillère municipale Anne Roy, le divisionnaire Roland Favre, commandant de la région territoriale 1. Adolf Ofi, pour sa part, arrive vers 17 h pour un point de presse


                  

De gauche à droite : Fabien Kohler, nouveau président              De gauche à droite : le conseiller national

SJO; le ministre Charles Juillard; l'ancien conseiller                   Jean-Paul Gschwind; le ministre Charles Juillard;

fédéral Adolf Ogi; Jean-François Bertholet, président                  l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi, le président

SJO sortant.                                                                                          du Conseil des Etats Claude Hêche.


Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus. Durant la partie administrative, le président sortant, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100'000 hommes et 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Il évoque les résultats des votations militaires dans le Canton du Jura et les activités des officiers jurassiens. Le Bulletin 2015 de la Société jurassienne des officiers est sorti en février. C’est le 31e depuis 1985. Son rédacteur depuis le début, le colonel Hervé de Weck, a demandé à prendre sa retraite. Le major Dimitry Queloz assure la relève, assisté par le colonel Philippe Zahno.


Forte d’environ 160 membres, la SJO peine à maintenir ses effectifs, puisque le Canton du Jura ne produit que trois ou quatre officiers par année. Elle n’en poursuit pas moins son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Elle publiera à fin septembre 2015 son 15e ouvrage, une étude du maj EMG Edouard Vifian, intitulée Place d’armes aux Franches-Montagnes ou à Bure ? Son influence sur la Question jurassienne. La plaquette Bonfol... Le Largin, au «Kilomètre 0» du front Ouest (1914-1918) des colonels Claude-Henri Schaller et Hervé de Weck a connu un beau succès, puisque plus de 900 exemplaires sur 1000 ont été vendus. Depuis 2013, la SJO organise chaque année une conférence. Centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale oblige, celle du 12 juin 2014, à la chapelle du Séminaire à Porrentruy, évoquait la menace, les mesures de défense et la vie quotidienne dans le saillant de Porrentruy. Plus d’une centaine de personnes étaient présentes, malgré le beau temps et le match d’ouverture du championnat du monde de football au Brésil.

    

A l’occasion de cette assemblée générale, le président Jean-François Bertholet passe le flambeau, ainsi que quelques membres du comité. L'assemblée élit son successeur en la personne du colonel Fabien Kohler, chef de l’état-major de liaison entre l’Armée et le Canton du Jura.



Le comité SJO 2015-2018. De gauche à droite, Dimitry Queloz, responsable des publications; Yann Lapaire, caissier; Eddy Comastri, secrétaire; Pascal Docourt, Edouard Vifian, Bernard Donzé, assesseurs; Fabien Kohler, président. Manque sur la photo : Pascal Buchwalder.


La conférence d’Adolf Ogi à 18 h 15 est ouverte au public : au parterre de l’aula du Collège Thurmann, il n’y a pratiquement plus de chaises libres ! L’ancien conseiller fédéral, c’est un tribun qui rappelle Rudolf Minger, chef du Département militaire dans les années 1930. Ce paysans de Schüpfen remplissait les stades lors de ses landsgemeinde patriotiques où il parlait sans langue de bois de menaces extérieures et très proches, de la nécessité d’une défense militaire solide. Adolf Ogi évoque son parcours De Kandersteg à l’ONU en passant par Porrentruy. Il a toujours voulu servir mais pas «disparaître»… Avec simplicité et humour, dans un français de Kandersteg qui fait son charme, il explique comme il a œuvré en faveur de son pays, entre autres en rencontrant les présidents Clinton et Mitterrand. Il souligne que la Suisse, qui ne peut pas entrer dans l’Union européenne, doit avoir avec elle les meilleurs liens bilatéraux possibles, puisqu’elle y exporte les deux tiers de sa production. Devant un public romand, il peut en parler librement, ce qui ne serait pas le cas en Suisse alémanique. Lorsqu’Adolf Ogi conclut son survol, des applaudissements nourris et enthousiastes montrent que les officiers ont vu juste en lui demandant de venir à Porrentruy. Rappelez-vous : il y a une vingtaine d’années, conseiller fédéral en charge du Département militaire fédéral, il était déjà venu parler à Miécourt avant une votation militaire. Tout le monde n’avait pas pu entrer dans la grande salle de La Cigogne !


Pendant la conférence d'Adolf Ogi.


Assemblée générale 2014

La Société jurassienne des officiers (SJO) a tenu son Assemblée générale 2014 à l'Hôtel de ville de Delémont. Une soixantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité. Après La Rauracienne et l’Hymne national , l’assistance honore ses membres disparus, le major Thévoz et le colonel Pierre Christe.

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, souligne les activités de la Société et sa bonne santé financière, malgré les quelques 11'000 francs investis dans la campagne contre l'abrogation de l'obligation de servir  En 2013, le Bulletin annuel n'est pas sorti, remplacé en cette année du 100e de la SJO, par une plaquette Vie et histoire de la SJO. L'ensemble des manifestations marquant le 100e anniversaire a dégagé un excédent de recettes d'environ 900 francs.


Forte de 165 membres – 5 nouveaux membres sont venus la rejoindre – la SJO poursuit son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Lors de la conférence sur la Première Guerre mondiale qu'elle organise à la chapelle du Séminaire à Porrentruy le 12 juin prochain, elle lancera une plaquette Bonfol... Le Largin, au "Kilomètre 0" du front Ouest (1914-1918) due aux plumes de Claude-Henri Schaller et d'Hervé de Weck. Très richement illustrée, cette publication s'intègre dans l'inauguration du sentier didactique franco-suisse de l'Association des amis du "Km 0", qui aura lieu le 20 juillet à Pfetterhouse et au Largin.

    

Photo de gauche : le br Mathias Tüscher, cdt br inf 2, le ministre Charles Juillard, Gabriel Vuillemin, président du Parlement, le col EMG Studemann, cdt base aérienne Payerne. Photo de droite : le col EMG Studemann et le br Tüscher.

Le prix SJO, décerné tous les trois ans, couronne une thèse de doctorat et un mémoire de master ou tout autre travail jugé équivalent. Cette année, le comité SJO a choisi de distinguer le major EMG Edouard Vifian, auteur d'un  travail de diplôme à l'Académie militaire de l'Ecole polytechnique fédérale, intitulé Quelle fut l’influence de la place d’armes de Bure sur la question jurassienne ?  L'auteur veut faire comprendre les influences ainsi que les conséquences qu’ont pu engendrer la planification, la réalisation et l’exploitation de la place d’armes de Bure sur la création du Canton du Jura. Mais au préalable, un aperçu de la Question jurassienne et des projets de place d’armes aux Franches-Montagnes est nécessaire. Il faut cerner la problématique dans son ensemble, avant de se focaliser sur la place d’armes de Bure. Dans quelle mesure les événements engendrés par les projets aux Franches-Montagnes et la création d'une place d'armes à Bure proviennent-ils d'une appropriation de la thématique par le Rassemblement jurassien comme prétendue preuve d'une imposition par la force par la Berne fédérale et cantonale, désireuses de contrôler les indépendantistes jurassiens ? Comment le Rassemblement jurassien, en particulier Roland Béguelin, exploite-t-il la place d'armes de Bure comme symbole du combat jurassien ?



Les officiers jurassiens présents quelques minutes avant le début de l'assemblée générale.

Parmi les invités à l’assemblée générale 2014, aucun député fédéral jurassien mais, en revanche, le président du Parlement jurassien,  Gabriel Vuillemin, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses inquiétudes face au projet de cours de répétition de quinze jours. Le brigadier Mathias Tüscher, commandant de la brigade d'infanterie 2, fait ressortir entre autres dans son message que le coût d'acquisition du Gripen, réparti sur trente (la durée de vie de l'appareil) et sur le nombre d'habitants du pays, représente 14 centimes par jour et par habitant.

Le conférencier du jour, le colonel EMG Benoît Studemann, commandant de la base de Payerne, explique les raisons techniques de l'acquisition de cet appareil suédois. Il répond aux besoins de nos Forces aériennes et correspond aux normes en vigueur à l'étranger. On n'a pas besoin en Suisse d'un avion high tech mais d'un avion qui permet d'engager les missiles actuellement sur le marché. qui resteront en service dans le moyen terme. Le 18 mai, le peuple ne votera pas sur le Gripen mais sur son financement. Le fonds "Gripen" de 300 millions par année pendant dix ans provient du budget du Département de la défense, il ne prive par conséquent pas l'AVS, le social, la recherche de précieux fonds. Si ce financement était refusé par le peuple, l'argent resterait à disposition du Département pour d'autres projets. On pourrait alors se demander ce que deviendra à terme notre aviation militaire...
 


             


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