En-tête

     


         Activités 2019 de la SJO

                                         

Pour vous inscrire à une de ces activités, annoncez-vous au président de la SJO
Activité Date et heure Lieu Remarques
Assemblée générale SJO Samedi
23 mars, 15 h 30
Le Noirmont
Centre de réhabilitation cardiovasculaire
Conférence de Nicolas Durand, "Abionic SA, une start-up high tech avec un mangement inspiré de l'Armée suisse"
Visite de l'Académie de police Jeudi
7 juin
Savatan
Sortie VTT Samedi
17 août
Secteur Ajoie
Tir pistolet 25 m Jeudi
5 septembre, 17 h 30
(tirs 18 h - 20 h)
Saignelégier
Stand de tir

Tir de combat Vendredi
20 septembre, 17 h
Bure
Place d’armes, stand du Varieu
Repas à l’issue du tir
Repas Saint-Martin Samedi
9 novembre
Miécourt, château
Repas concocté par le chef,
le lt-col EMG Edouard Vifian
Apéritif de fin d’année Samedi
7 décembre
Franches-Montagnes


Assemblée générale 2019

Nouveaux avions de combat, service civil


Les cinquante membres présents à l'assemblée générale de la Société Jurassienne des Officiers, qui a eu lieu samedi 23 mars 2019 au Centre de réadaptation du Noirmont, ont le plaisir de constater que, depuis trois ans, le commandant de corps Philippe Rebord, chef de l’Armée, ne manque pas ce rendez-vous annuel, comme d’ailleurs le brigadier Mathias Tüscher, commandant de la brigade mécanisée 1, et le brigadier jurassien Guy Vallat, commandant de la Formation d’application de la logistique.

 

Dans son rapport, le colonel Fabien Kohler, président de la SJO, indique qu’en 2018 la Société a admis 9 nouveaux membres, dont une femme, le lieutenant Camille Borross. La Société compte 159 membres, dont 3 femmes (158 en 2017). Depuis sa création en 1984, elle a publié 15 livres et plaquettes.  En 2018, elle a soutenu le livre paru chez Cabédita, L’Ajoie no man’s land franco-suisse (1939-1945). Elle poursuivra en 2019 son activité éditoriale  avec le lancement à fin novembre d’une plaquette très largement illustrée sur la position fortifiée Vorbourg – Soyhières aux XIXe et XXe siècles.

 

La loi sur les armes

Les officiers jurassiens se trouvent confrontés à des appels contradictoires concernant la réforme de la loi sur les armes, soumise à votation le 19 mai prochain. Leur président soutient le non, comme le président de la Société suisse des officiers, le colonel EMG Hollenstein. La ministre de l'Intérieur et responsable des affaires militaires, Nathalie Barthoulot, les appelle, quant à elle, à voter oui.

 

Pour Fabien Kohler, «l'arrêté vise plus le propriétaire d'arme qui se conforme à la loi que les détenteurs et marchands d'armes illégales. Le but visé ne sera pas atteint. L’actuelle loi suisse sur les armes répond aux besoins actuels du système de milice, elle serait inutilement restreinte.» Selon le colonel EMG Stefan Holenstein, «le souci et la peur d'être exclu automatiquement de Schengen sont vraiment exagérés.»

 

Selon Nathalie Barthoulot, «pour les militaires et les chasseurs en particulier, aucune modification n'est prévue par rapport à la situation actuelle. Un rejet risque de mettre à mal le dispositif Schengen dont nous profitons au niveau sécuritaire, avec à la clé un coût potentiel estimé pour la Suisse à plusieurs milliards de francs. Ce n'est pas anodin.» Le Gouvernement jurassien est favorable à cette réforme et invite à accepter cet objet. Madame Barthoulot ne relève pas qu’à son décès, un possesseur d’arme(s) ne pourra pas les léguer à ses héritiers.

 

Nouveaux avions de combat, défense sol-air, cybersécurité

 

Dans son intervention, le commandant de corps Philippe Rebord, analyse la situation politique et militaire en Suisse. «On peut imaginer qu'en fin d'année prochaine, on votera le même week-end sur le service civil et l'acquisition de nouveaux avions de combat. Ce sera rock.» Il faudra  encore du temps avant qu'on voie de nouveaux avions de combat dans le ciel suisse, au mieux 2030. Pour autant que les écueils politiques aient été surmontés, à savoir le référendum attendu contre l'acquisition de ces avions et d'un nouveau système de défense sol-air. Cela alors que les FA-18 sont dans un état catastrophique, ce qu’ont révélé les premiers avions à passer sur les chaînes de RUAG pour leur remise à niveau. On comptait trois à quatre mois de travail par avion, il faudra, dans un premier temps, une année, puis un peu moins à cause d’opérations forcément répétitives. Ceux qui envisagent de prolonger ces appareils au-delà de 2030 se trompent lourdement.

 

Philippe Rebord évoque ensuite ce qui est fait pour la cybersécurité des autorités suisses, un programme de quelque 3,4 milliards de francs. «Depuis 2017, on peut attaquer dans le domaine cyber. C'est une décision du Conseil fédéral, une nouvelle sphère d'intervention.» Une cathédrale souterraine est en construction, qui abritera des centres de calcul. Dès la fin 2019, la Confédération disposera d'un intranet complètement indépendant et déconnecté d’internet. Chaque collaborateur de la Confédération aura deux ordinateurs sur son bureau, un avec lien sur internet, un branché sur intranet, sans aucun moyen de brancher une clé USB. Ceux qui gèrent des données confidentielles auront un troisième ordinateur. La Suisse aura d'ici 2022 son premier bataillon cyber. La Suisse ne souffre pas d’un terrible retard. On est assez loin des affirmations de  médias pour qui dire ce qui va bien n’est pas porteur ! 

 

Il y a pourtant un gros écueil, le problème des spécialistes est lancinant pour l'Armée et la Suisse. En 2024, il en manquera dans le pays 40’000 en informatique. «Le problème pour l'Armée est qu'on ne peut pas engager une personne qui vient de New Delhi pour travailler dans le système Intranet. On peut mais...» Ce que prépare l'Armée dans ce domaine intéresse dans le monde entier.

 

Les officiers se plaignent de la concurrence du service civil, une «armée» de 50'000 hommes, bientôt 60'000. Le service civil ne doit pas être une alternative au service militaire mais une solution pour ceux qui ont un problème de conscience. Les officiers réclament avec insistance que l'accès au service civil soit moins facile. L'Armée n'assure que 85% de ses besoins en soldats, alors qu’elle arrive à 110% pour les cadres. Le chef de l’Armée s'attend à voir la loi révisée sur le service civil contestée par référendum.

 

Espace muséal de Saint-Imier et prix SJO

 Après avoir entendu le colonel Walter von Känel, le promoteur du projet, les officiers jurassiens, à l’unanimité, accordent un soutien de 10'000 francs à l'Espace muséal

des troupes jurassiennes à Saint-lmier.

 

La SJO attribue dans la foulée son prix à Samuel Embleton, originaire de Prêles, pour sa première bande dessinée, La 14-18 des soldats suisses en BD, parue chez Cabédita à Bière, qui se situe au Largin sur le territoire de la commune de Bonfol. Elle en est à sa deuxième édition, un grand succès ! Il faut la voir comme le premier tome d’une série consacrée à l’histoire suisse. Le deuxième, consacré à la Seconde Guerre mondiale, devrait paraître en fin d’année 2019.   

 

Un patron de Start-up" qui sort de l'ordinaire

Le conférencier du jour: Nicolas Durand âgé d’une trentaine d’années, un des patrons d'Abionic. Cette start-up produit un appareil capable de diagnostiquer en quelque minutes la septicémie. Actuellement, les analyses traditionnelles prennent beaucoup de temps, alors que le risque de décès s’aggrave d’heure en heure et qu’il faut administrer des antibiotiques le plus rapidement possible. Abionic est la seule au monde à proposer une telle performance.

 

Dans les appréciations des problèmes et des crises, les décisions et la conduite, Abionis applique les principes enseignés dans les écoles de cadres de l’Armée, sans oublier, dans certains cas, la gestion participative. En passant, Nicolas Durand démonte le mythe de la «hiérarchie horizontale». Il est vrai que l’expression, déjà un niveau linguistique, ne tient pas debout !

            
Accueil du chef de l'Armée, le cdt C Rebord, qui                        Le colonel Fabien Kohler, président de la SJO, ouvre     vient d'arriver au Centre de réadaptation du Noirmont.             l'Assemblée générale 2019.



         
Les officiers présents ont accepté à l'unanimité toutes              ... ils ont admis par appludissement à la SJO, une
les propositions du comité...                                                            deuxième femme, madame le lieutenant  Boross.


Assemblée générale 2018

Défense aérienne indispensable si l'on veut une Armée...

Réunis le samedi 24 mars en assemblée générale à la caserne de Bure, les membres de la Société jurassienne des officiers ont reçu quelques informations sur la vision que le chef de l'Armée Philippe Rebord a des nouveaux avions de combat, que la Suisse veut acheter. La veille de l'assemblée, le conseiller fédéral Guy Parmelin avait rendu publiques les exigences fixées pour ces jets, qui devront permettre d'avoir en permanence quatre avions en vol durant un mois. L'enveloppe du Conseil fédéral sera de 8 milliards pour l'ensemble des moyens de défense aérienne.

Mise sur pied de 35’000 hommes en 10 jours

Pour Philippe Rebord, le nouvel avion de combat et le programme de défense sol-air sont d'une importance vitale, car il n'y a pas d'armée sans défense aérienne. Les sommes à engager sont importantes, mais la plus grande partie sera couverte par des affaires compensatoires, dont un tiers en Suisse romande et dans le Jura.

Le chef de l'Armée constate que la situation géopolitique n'est pas simple, notamment avec le retour au premier plan de l'arme nucléaire, les modernisations des armements en Russie et aux Etats-Unis, le conflit en Ukraine, les migrations, le terrorisme et le réchauffement climatique (le dégel du permafrost en région de montagne risque de provoquer de graves éboulements. L'Armée, seule réserve stratégique du pays, devra pouvoir assumer rapidement des prestations dans des situations d'urgence. On est donc en train de rénover le système de mobilisation, dont l'élément spectaculaire sera la mise à disposition de 35'000 hommes équipés en dix jours.

Y aura-t-il assez de soldats ?

Dans son rapport, le président de la Société jurassienne des officiers, le colonel Fabien Kohler, parle d'un véritable défi à propos de cette rénovation de l'Armée, qui va se mettre en place en cinq ans. Mais cela ne sera possible que si l'équipement suit et que les hommes sont 1à. Or, le service civil a un peu trop de succès auprès des jeunes, et cela met en péril la structure de l'armée. Il manque actuellement 500 soldats par année pour réussir à remplacer les partants.

600 exemplaires sur 800 de Jura, Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale publié en octobre 2017 par les Editions D+P et la SJO, ont été écoulés.. Dans la foulée, une cinquantaine d’exemplaires de Aviation civile et militaire, guerre aérienne, le volume du centenaire de la SJO, ont été vendus dans une action «Duopack».  Les ventes, le mécénat et les subventions (près de 40'000 francs). L’opération laissent un solde comptable positif. Le bénéfice sera partagé entre les Editions D+P et la SJO.

Quelques activités à venir

Une information a été donnée par le commandant de la place d'armes de Bure, le colonel EMG Philippe Brulhart, sur la journée anniversaire du 16 juin prochain, pour les 50 ans de la place d'armes. Madame le ministre Nathalie Barthoulot a annoncé que le Canton du Jura parrainerait une troupe de soldats du train, ce qui s'inscrit dans une opération de parrainage d'unités par les cantons suisses.

 Le 22 septembre, une journée commémorative de la fin de la Grande guerre à Bonfol et au Largin, organisée par la commune de Bonfol et la section suisse de l’Association franco-suisse du Km 0.

Les Editions Cabédita à Bière vont sortir deux livres sur l’Ajoie. Le premier L’Ajoie no man’s land franco-suisse 1939-1945 du colonel Hervé de Weck, le second, une bande dessinée de Samuel Embleton de Prêles, un jeune dessinateur doué de Prêles, évoque Le Largin et le «Km 0». Le financement des deux ouvrages est assuré. Le lancement aura lieu le 26 octobre au Musée de l’Hôtel.-Dieu à Porrentruy.

Un Jurassien chef des observateurs de l'OSCE

Jurassien d'origine établi en Valais, le colonel EMG Flavien Schaller a témoigné de son expérience de chef des observateurs de l'OSCE à la frontière entre l'Ukraine et la partie sous contrôle des séparatistes soutenus par Moscou. Les accords de Minsk sont inapplicables sur le terrain, les capacités des observateurs sont très restreintes et aucun camp ne tient vraiment à ce qu'on connaisse ses activités sur place... Pas facile non plus de gérer et diriger des observateurs venus d'une bonne douzaine d'Etats différents. Contrairement à ce que donnent à penser les médias, il n’y a pas de bons Ukrainiens et de vilains séparatistes et de vilains Russes. Tout ce monde est très «gris». On oublie en Occident que la Russie se sent pressée par l’OTAN dont l’expansion à l’Est de l’Europe n’était pas ce qui avait été décidé dans les arrangements après l’implosion de l’Union soviétique. Flavien Schaller insiste sur la bonne image de la Suisse, de sa politique de neutrtlité qui facvilite le travail d'un chef suisse desobservateurs de l'OSCE. il a été efficacement soutenu par les ambassadeurs et diplomastes suisses, mais ne peut pas en dire autant de représentants d'autres Etats pourtant parties prenantes à la mission. Dans les séances où ces diplomates se retrouvent  à huis-clos, il y a des échanges pas piqués des vers, peu diplomatiques, voire des pugilats ! 

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Au premier rang, de gauche à droite: Mme Froidevaux, présidente du Parlement, Mme le ministre Barthoulot, le cdt C Rebord, M. le ministre Juillard, M. Gschwind, maire de Bure, le col EMG Brulhart, cdt place, Mmes Rebord et Schaller, le col EMG Schaller.

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A gauche, le conférencier du jour, le colonel EMG Flavien Schaller présenté par Fabien Kohler.

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Conversation au sommet. De gauche à droite, le cdt C Rebord, chef de l'Armée, le col Fabien Kohler, président SJO, le br Guy Vallat, l'officier général jurassien.

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A l'apéritif...

Assemblée générale 2017

Avec Bernard Wicht et sa "guerre moléculaire"...

La 33e assemblée générale ordinaire de la Société jurassienne des officiers (SJO), samedi 11 mars 2017 à 15h30, Hôtel de Ville de Delémont.

Le rapport du Président, le colonel Fabien Kohler

Ces derniers mois ont été marqués par la fin des débats parlementaires consacrés au développement de l’armée. Les décisions prises récemment ouvrent une perspective positive puisque le DEVA devrait créer une armée efficace et crédible en remédiant aux défauts actuels, avec une enveloppe garantie de 20 milliards pour les quatre prochaines années. On est heureux de constater que la tentative de référendum n’a pas abouti, le quarteron d’opposants n’ayant pu récolter le nombre de signatures nécessaires.

En 2017, les défis resteront nombreux : la mise en oeuvre du développement de l’armée, le rapport sur la politique de sécurité, la défense sol-air, les travaux de préparation de l’acquisition de nouveaux avions de combat, l’acquisition de nouveaux équipements, le système de milice et l’obligation de servir.

Le système de milice constitue le pilier de notre système de sécurité. Le peuple suisse l’a d’ailleurs plébiscité en 2013 à plus de 73%. La place prise par le service civil n’est plus acceptable. Alors qu’il devrait constituer un service de remplacement uniquement pour ceux qui ne peuvent réellement pas concilier le service militaire avec leur conscience, le service civil est devenu un acquis, une alternative au service militaire qui met en péril l’alimentation de l’armée. En 2016, pas moins de 6169 hommes astreints et aptes au service militaire, un nombre record, ont été admis au service civil. Le nombre de civilistes s’élevait à 43'956 à fin 2016. S’agit-il de 43'956 cas de conscience ? Il est permis d’en douter. L’attractivité croissante du service civil met en grande difficulté l’alimentation des effectifs de l’armée, puisque le nombre nécessaire de quelques 18’000 militaires instruits par an ne peut pas être 
atteint. La classe politique doit de rapidement mettre fin à ce risque.

Les effectifs de notre société se maintiennent entre 150 et 160 membres. Nous enregistrons en particulier depuis notre dernière assemblée générale douze nouvelles adhésions, ce qui est réjouissant. En 2016, l’assemblée générale fut un succès en ce qui concerne la participation, en particulier de jeunes membres et l’ambiance à la fois formelle et conviviale.

Le major Bernard Donzé, membre du comité depuis 2008 et représentant des Franches-Montagnes, a souhaité remettre son mandat pour raisons professionnelles. Pour le remplacer, les candidatures du capitaine Dany Contreras et du premier-lieutenant Yann Furrer sont acceptées à l’unanimité.

A la fin du mois de janvier, le bat car 1 rendait son drapeau dans les jardins du château de Delémont. Cette cérémonie a été l’occasion d’un changement de commandement à la tête de ce corps de troupe. C’est maintenant le major EMG Vifian, membre de notre société, qui a pris le commandement de ce bataillon. C’est une fierté pour nous de voir qu’un bataillon est confié à un officier jurassien. Félicitations au major EMG Vifian et lui souhaite plein succès.

Publiée en collaboration avec les éditions D+P, Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale s’inscrit dans la volonté de la SJO de lancer des publications consacrées à l’histoire militaire dans une perspective régionale. Les auteurs, Bernard Roten et Hervé de Weck, ont choisi de mettre en lumière les mesures militaires dans le Jura historique mais également de montrer comment l’industrie jurassienne s’est adaptée durant cette période difficile. Le Bulletin annuel SJO, tiré à quelque 1'800 exemplaires, s’adresse à nos membres mais aussi aux personnes et entreprises dans notre canton et à l’extérieur. Sa notoriété est un fait établi qui n’est plus à démontrer. Le bulletin annuel est une carte de visite essentielle de notre société.

Les comptes 2016

Les comptes présentés par le cap Yan Lapaire mettent en évidence un excédent de recette de fr 3'042.13. Le Bulletin SJO 2016 a rapporté fr 571.70. Le fonds de publication s’élève à fr 16'829.18.

Messages du Chef de l’Armée et du président de la Société suisse des officiers

Le commandant de corps Philippe Rebord adresse aux officiers jurassiens les salutations du commandement de l'armée. Il présente les principaux enjeux et défis de la mise en oeuvre du développement de l'armée (DEVA). Le colonel EMG Stephan Holenstein, président de la Société suisse des officiers présente les prochaines réformes qui seront conduites au sein de l'association faîtière.

Vers la guerre civile moléculaire

Bernard Wicht, privat-docent à l’Université de Lausanne, spécialiste des questions stratégiques, présente une très intéressante conférence intitulée Vers la guerre civile moléculaire. La guerre connaît une mutation totale depuis la fin de la Guerre froide. Avec la mondialisation et le déclin du rôle de l’Etat moderne, les deux formes de guerre auxquelles nous étions habitués – guerre interétatique et guerre civile – ont disparu pour laisser la place à la guerre civile moléculaire. Ce concept est parfaitement adapté pour décrire la situation sécuritaire problématique que connaissent actuellement certains de nos voisins et qui sera probablement également celle de la Suisse dans un avenir plus ou moins proche.

La guerre civile moléculaire se distingue de la guerre civile classique, dont l’exemple le plus emblématique est la guerre de Sécession, par le fait qu’elle n’oppose pas simplement deux groupes, un majoritaire dominant – généralement un Etat – et un minoritaire dominé, comme c’était le cas durant la période de constitution des Etats modernes. En raison de son caractère mutant, elle conduit à se poser deux questions fondamentales. Pour l’Etat démocratique occidental, qui est l’ennemi? Comment lui faire face et ne pas se préparer à la guerre d’avant hier?

AG-2017-01

Delémont, salle du conseil de ville : l'AG 2017.

AG-2017-02

Les deux nouveaux membres du comité.

AG-2017-03

Le commandant de corps Philippe Rebord.

Ag-2017-04

Bernard Wicht explique la "guerre moléculaire".

Mise sur pied de 35’000 hommes en 10 jours

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