En-tête

                        Activités 2017 de la SJO

                                          Samedi 11 mars 2017, env. 15 h 30                                                  

                                                Assemblée générale SJO

                                              Delémont - Bâtiment StrateJ

      Conférence du priofesseur Bernard Wicht sur la situation internationale

 

Activités 2016 de la SJO

Pour vous inscrire à une de ces activités, annoncez-vous au président de la SJO

Activité Date et heure Lieu Remarques
Assemblée générale SJO samedi 19 mars, 16 h Saignelégier,
Centre des loisirs

Tir SJO Vendredi 20 mai, 17 h
Bassecourt - Develier
Stand de tir La Lovère
300 m et 25 m
Repas à l'issue du tir
Tir pistolet 25 m Jeudi 9 septembre, 17 h
Saignelégier
Stand de tir
Organisé par les officiers des Franches-Montagnes
Tir de combat vendredi 16 septembre, 17 h 30
Bure
Place d’armes, stand du Varieu
Repas à l’issue du tir
Repas Saint-Martin samedi 12 novembre
Miécourt
Château
Menu concocté par l'équipe de cuisine du lieu, emmenée par le maj EMG Edouard Vifian
Apéritif de fin d’année Samedi 3 décembre
Franches-Montagnes


Avec Gaëtan Vannay, un conférencier passionnant...

L'assemblée générale 2016 des officiers jurassiens


Le 19 mars, la Société jurassienne des officiers (SJO), forte de 150 membres, a tenu son Assemblée générale 2016 au Centre des loisirs de Saignelégier. Une quarantaine de membres – dont plusieurs jeunes officiers – sont présents. Plusieurs personnalités ont répondu à l’invitation du comité: la présidente du Parlement jurassien, Anne Roy, le président du gouvernement et membre de la SJO, Charles Juillard, madame le ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot, le vice-maire de Saignelégier, Bernard Varrin, le brigadier Matthias Tüscher, commandant de la brigade d'infanterie 2 dans laquelle servent beaucoup de Jurassiens, le brigadier Guy Vallat, enfant de Damphreux, nouvellement promu commandant de la Formation d'application Logistique.


Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus, les colonels André Bacon et Pierre Paupe, anciens présidents de la Société, le major Vino Montavon. Durant la partie administrative, le président, le colonel Fabien Kohler de Courroux, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100'000 hommes et environ 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Le Bulletin 2016 de la Société est sorti en février, le 32e depuis 1985. Son nouveau rédacteur, le major Dimitry Queloz, a produit un beau numéro. La plaquette du major EMG Edouard Vifian, Place d'armes aux Franches-Montagnes ou à Bure? Influence sur la question jurassienne, a connu un beau succès, puisque la totalité du tirage a bientôt trouvé acquéreur. La SJO publiera en automne 1917 un livre richement illustré sur Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale.


Les interventions des deux officiers généraux, celle de madame Barthoulot, sérieuses dans leur fond, mais faites avec humour et amitié, créent une excellente ambiance qui encouragera – espérons-le – d’autres jeunes membres à participer aux activités. Le président prévoit d’ailleurs de les rencontrer un soir pour les convaincre.


Le conférencier du jour, Gaëtan Vanney, journaliste de la Radio-Télévision suisse romande, a passionné son auditoire. Il a travaillé dans ce qu’il appelle des «milieux hostiles», en clair le Zimbabwe, la Tchétchénie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l’Ukraine. Pour se préparer, il a suivi un entraînement en Ecosse chez les SEALs britanniques (troupes spéciales) et a appris le russe à Ekaterinbourg. La plupart de ses reportages, il les a faits clandestinement et sans accréditation, souvent au risque de sa vie, pour mieux saisir des situations violentes et complexes. Pour s’infiltrer, mais aussi s’exfiltrer, il faut bénéficier de nombreuses aides sur place. Gaëtan Vannay multiplie les missions jusqu’au jour où il tombe victime de stress post-traumatique qu’il mettra beaucoup de temps à soigner. Pour l’instant, il ne se sent pas prêt à aller travailler en milieu hostile.


Dans sa présentation, il fait ressortir qu’une analyse de la situation en Ukraine et au Moyen Orient doit tenir compte de la perception de l’Occident par un Poutine, de ce qu’il considère comme les intérêts vitaux de la Russie, seule façon d’espérer saisir ce qui sous-tend ses actions. Pour un gouvernement occidental, il ne suffit pas de prendre en compte ses seuls intérêts, ses possibilités et celles de ses alliés. On ne peut pas dire que l’Union européenne et l’OTAN ont réussi en géopolitique.


   
Le président SJO, le col Fabien kohler, salue les invités. De        Le brigadier Matthias Tüsche, cdt br inf 2, le
droiter à gauche, le col EMG Brülhart, cdt place d'armes de          brigadier Guyx Vallat, cdt FOAP Logistique.
Bure, Bertnar Varrin, vice-maire de Saignelégier, Mme Anne
Roy, présidente du Parlement, Mme le ministre de l'Intérieur,
Nathalie Barthoulot.

                      
Mme Nathalie Barthoulot pendant son allocution.                             Gaëtan Vannay en milieu non hostile !



Avec Adolf Ogi, un conférencier «formidable»…

L'assemblée générale 2015 des officiers jurassiens


La Société jurassienne des officiers (SJO) tient son Assemblée générale 2015 à l'aula du Collège Thurmann à Porrentruy. Une septantaine de membres et de personnalités ont répondu à l’invitation du Comité. Parmi les personnalités présentes, le conseiller national Jean-Paul Gschwind, le président du Parlement jurassien, Jean-Yves Gentil, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses positions dans les domaines de la défense et de la sécurité, la conseillère municipale Anne Roy, le divisionnaire Roland Favre, commandant de la région territoriale 1. Adolf Ofi, pour sa part, arrive vers 17 h pour un point de presse


                     

De gauche à droite : Fabien Kohler, nouveau président                 De gauche à droite : le conseiller national

SJO; le ministre Charles Juillard; l'ancien conseiller                      Jean-Paul Gschwind; le ministre Charles Juillard;

fédéral Adolf Ogi; Jean-François Bertholet, président                     l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi, le président

SJO sortant.                                                                                              du Conseil des Etats Claude Hêche.


Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus. Durant la partie administrative, le président sortant, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100'000 hommes et 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Il évoque les résultats des votations militaires dans le Canton du Jura et les activités des officiers jurassiens. Le Bulletin 2015 de la Société jurassienne des officiers est sorti en février. C’est le 31e depuis 1985. Son rédacteur depuis le début, le colonel Hervé de Weck, a demandé à prendre sa retraite. Le major Dimitry Queloz assure la relève, assisté par le colonel Philippe Zahno.


Forte d’environ 160 membres, la SJO peine à maintenir ses effectifs, puisque le Canton du Jura ne produit que trois ou quatre officiers par année. Elle n’en poursuit pas moins son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Elle publiera à fin septembre 2015 son 15e ouvrage, une étude du maj EMG Edouard Vifian, intitulée Place d’armes aux Franches-Montagnes ou à Bure ? Son influence sur la Question jurassienne. La plaquette Bonfol... Le Largin, au «Kilomètre 0» du front Ouest (1914-1918) des colonels Claude-Henri Schaller et Hervé de Weck a connu un beau succès, puisque plus de 900 exemplaires sur 1000 ont été vendus. Depuis 2013, la SJO organise chaque année une conférence. Centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale oblige, celle du 12 juin 2014, à la chapelle du Séminaire à Porrentruy, évoquait la menace, les mesures de défense et la vie quotidienne dans le saillant de Porrentruy. Plus d’une centaine de personnes étaient présentes, malgré le beau temps et le match d’ouverture du championnat du monde de football au Brésil.

    

A l’occasion de cette assemblée générale, le président Jean-François Bertholet passe le flambeau, ainsi que quelques membres du comité. L'assemblée élit son successeur en la personne du colonel Fabien Kohler, chef de l’état-major de liaison entre l’Armée et le Canton du Jura.



Le comité SJO 2015-2018. De gauche à droite, Dimitry Queloz, responsable des publications; Yann Lapaire, caissier; Eddy Comastri, secrétaire; Pascal Docourt, Edouard Vifian, Bernard Donzé, assesseurs; Fabien Kohler, président. Manque sur la photo : Pascal Buchwalder.


La conférence d’Adolf Ogi à 18 h 15 est ouverte au public : au parterre de l’aula du Collège Thurmann, il n’y a pratiquement plus de chaises libres ! L’ancien conseiller fédéral, c’est un tribun qui rappelle Rudolf Minger, chef du Département militaire dans les années 1930. Ce paysans de Schüpfen remplissait les stades lors de ses landsgemeinde patriotiques où il parlait sans langue de bois de menaces extérieures et très proches, de la nécessité d’une défense militaire solide. Adolf Ogi évoque son parcours De Kandersteg à l’ONU en passant par Porrentruy. Il a toujours voulu servir mais pas «disparaître»… Avec simplicité et humour, dans un français de Kandersteg qui fait son charme, il explique comme il a œuvré en faveur de son pays, entre autres en rencontrant les présidents Clinton et Mitterrand. Il souligne que la Suisse, qui ne peut pas entrer dans l’Union européenne, doit avoir avec elle les meilleurs liens bilatéraux possibles, puisqu’elle y exporte les deux tiers de sa production. Devant un public romand, il peut en parler librement, ce qui ne serait pas le cas en Suisse alémanique. Lorsqu’Adolf Ogi conclut son survol, des applaudissements nourris et enthousiastes montrent que les officiers ont vu juste en lui demandant de venir à Porrentruy. Rappelez-vous : il y a une vingtaine d’années, conseiller fédéral en charge du Département militaire fédéral, il était déjà venu parler à Miécourt avant une votation militaire. Tout le monde n’avait pas pu entrer dans la grande salle de La Cigogne !


Pendant la conférence d'Adolf Ogi.


Assemblée générale 2014

La Société jurassienne des officiers (SJO) a tenu son Assemblée générale 2014 à l'Hôtel de ville de Delémont. Une soixantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité. Après La Rauracienne et l’Hymne national , l’assistance honore ses membres disparus, le major Thévoz et le colonel Pierre Christe.

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, souligne les activités de la Société et sa bonne santé financière, malgré les quelques 11'000 francs investis dans la campagne contre l'abrogation de l'obligation de servir  En 2013, le Bulletin annuel n'est pas sorti, remplacé en cette année du 100e de la SJO, par une plaquette Vie et histoire de la SJO. L'ensemble des manifestations marquant le 100e anniversaire a dégagé un excédent de recettes d'environ 900 francs.


Forte de 165 membres – 5 nouveaux membres sont venus la rejoindre – la SJO poursuit son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Lors de la conférence sur la Première Guerre mondiale qu'elle organise à la chapelle du Séminaire à Porrentruy le 12 juin prochain, elle lancera une plaquette Bonfol... Le Largin, au "Kilomètre 0" du front Ouest (1914-1918) due aux plumes de Claude-Henri Schaller et d'Hervé de Weck. Très richement illustrée, cette publication s'intègre dans l'inauguration du sentier didactique franco-suisse de l'Association des amis du "Km 0", qui aura lieu le 20 juillet à Pfetterhouse et au Largin.

    

Photo de gauche : le br Mathias Tüscher, cdt br inf 2, le ministre Charles Juillard, Gabriel Vuillemin, président du Parlement, le col EMG Studemann, cdt base aérienne Payerne. Photo de droite : le col EMG Studemann et le br Tüscher.

Le prix SJO, décerné tous les trois ans, couronne une thèse de doctorat et un mémoire de master ou tout autre travail jugé équivalent. Cette année, le comité SJO a choisi de distinguer le major EMG Edouard Vifian, auteur d'un  travail de diplôme à l'Académie militaire de l'Ecole polytechnique fédérale, intitulé Quelle fut l’influence de la place d’armes de Bure sur la question jurassienne ?  L'auteur veut faire comprendre les influences ainsi que les conséquences qu’ont pu engendrer la planification, la réalisation et l’exploitation de la place d’armes de Bure sur la création du Canton du Jura. Mais au préalable, un aperçu de la Question jurassienne et des projets de place d’armes aux Franches-Montagnes est nécessaire. Il faut cerner la problématique dans son ensemble, avant de se focaliser sur la place d’armes de Bure. Dans quelle mesure les événements engendrés par les projets aux Franches-Montagnes et la création d'une place d'armes à Bure proviennent-ils d'une appropriation de la thématique par le Rassemblement jurassien comme prétendue preuve d'une imposition par la force par la Berne fédérale et cantonale, désireuses de contrôler les indépendantistes jurassiens ? Comment le Rassemblement jurassien, en particulier Roland Béguelin, exploite-t-il la place d'armes de Bure comme symbole du combat jurassien ?



Les officiers jurassiens présents quelques minutes avant le début de l'assemblée générale.

Parmi les invités à l’assemblée générale 2014, aucun député fédéral jurassien mais, en revanche, le président du Parlement jurassien,  Gabriel Vuillemin, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses inquiétudes face au projet de cours de répétition de quinze jours. Le brigadier Mathias Tüscher, commandant de la brigade d'infanterie 2, fait ressortir entre autres dans son message que le coût d'acquisition du Gripen, réparti sur trente (la durée de vie de l'appareil) et sur le nombre d'habitants du pays, représente 14 centimes par jour et par habitant.

Le conférencier du jour, le colonel EMG Benoît Studemann, commandant de la base de Payerne, explique les raisons techniques de l'acquisition de cet appareil suédois. Il répond aux besoins de nos Forces aériennes et correspond aux normes en vigueur à l'étranger. On n'a pas besoin en Suisse d'un avion high tech mais d'un avion qui permet d'engager les missiles actuellement sur le marché. qui resteront en service dans le moyen terme. Le 18 mai, le peuple ne votera pas sur le Gripen mais sur son financement. Le fonds "Gripen" de 300 millions par année pendant dix ans provient du budget du Département de la défense, il ne prive par conséquent pas l'AVS, le social, la recherche de précieux fonds. Si ce financement était refusé par le peuple, l'argent resterait à disposition du Département pour d'autres projets. On pourrait alors se demander ce que deviendra à terme notre aviation militaire...
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