Actualités internationales, nationales et régionales






Le "Dome de fer" israélien, pas infaillible


Le bouclier antimissiles Dôme de fer d’Israël, déployé aux frontières du territoire palestinien de Gaza, du Liban et de la Syrie, permet d’intercepter des projectiles lancés vers le territoire israélien. Selon l’armée, 200 des 480 roquettes tirées de Gaza vers Israël depuis le lundi 10 mai ont été interceptées par ce système et quelque 150 roquettes sont tombées à l’intérieur de la bande de Gaza. Ce mardi soir, le bilan des victimes israélienne s’élève à trois morts.

 

Développé par Israël avec l’aide des États-Unis et vendu notamment à l’armée américaine, le système Dôme de fer est destiné à contrer les projectiles de courte et moyenne portée (roquettes, obus d’artillerie) visant des zones habitées. Il permet d’abattre en vol des engins d’une portée allant jusqu’à 70 km, mais ne peut bloquer des ballons incendiaires ou d’autres projectiles lancés à très basse altitude.

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Après une réaction négative du public…

 

La police de New York retire le robot «Digidog»

 

 

D’abord salué comme l'avenir de la lutte contre le crime à New York, le Digidog prend sa retraite de façon prématurée. Les autorités de la ville ont confirmé que le département de la police (NYPD) n'utilisera plus le chien-robot Spot, fabriqué par la société américaine Boston Dynamics, à la suite d'une vive réaction du public. Le maire Bill de Blasio a ordonné que le robot controversé baptisé Digidog, en cours d'essai avec la police de la ville, soit retiré de la circulation, et qu'un contrat de 94’200 dollars avec Boston Dynamics soit annulé. Le NYPD a acquis le robot en 2020 pour le test pour d’une nouvelle génération d'engins robotisés de la police. Ce robot canin doit être renvoyé à son fabricant, à la suite de l'indignation suscitée par les appels à la réduction du financement de la police et de l'accès des forces de l'ordre au matériel développé pour l'armée.


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Le langage épicène met le feu à la Radio Télévision Suisse (RTS)

 

 

L’entreprise de service public adopte officiellement le langage inclusif et épicène à l’antenne. Une révolution due à la capacité de persuasion d’un mystérieux collectif qui dicte le ton en coulisses, profitant d’une institution déstabilisée par l’affaire de harcèlement. A l’interne, la contestation couve. Dans l’ancien monde, il revenait à l’Académie française le soin d’élaborer les règles du langage et ses adaptations éventuelles. Dans le nouveau monde, cette tâche est déléguée au commun. Singulièrement, il peut même être inspiré par un mystérieux collectif. La Radio Télévision Suisse vient d’en donner l’exemple éblouissant.


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Radio-Télévision "Genève", on en a marre !


Certaines mauvaises langues développent l'acronyme RTS en "Radio-Télévision socialiste". Ont-elles tort ? Quoi qu'il en soit, si vous habitez une vallée latériale du Valais, la vallée de Joux, les hauts de Neuchâtel, le Jura historique (entre La Neuveville et Boncourt), vous pouvez attraper de fortes crises d'urticaire en suivant les émissions d'information et de services de la Radio-Télévision suisse romande.

C’est à Genève (ville et Canton), dans une moindre mesure sur la Riviera lémanique que doivent se produire la plupart des événements importants, dignes d’être couverts par la RTS, dont les collaborateurs – hommes et femmes – considèrent avec un certain mépris citadin les régions périphériques, où ils pensent trouver difficilement des personnalités politiques, économiques, scientifiques et culturelles, dignes de passer à l’antenne. La constatation vaut pour la radio et la télévision.

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Selon Ada Mara, "la Suisse n'existe pas"...

 

"Si la gauche élargie avait été majoritaire lors des deux dernières guerres mondiales, la tirade de la conseillère nationale Ada Marra serait exacte. La Suisse n'existerait plus et ce depuis bien longtemps. Seul pays non monarchique en Europe, il y a belle lurette qu'il aurait été dépecé et partagé entre ses voisins français, germaniques et italiens. Oser affirmer, comme I'a fait récemment le groupe Grève pour le climat, que l'armée pollue, qu'elle est inutile et appeler à la désertion et à la sédition, est une injure aux milliers de citoyennes et de citoyens qui se sont battus pour leur survie et la vie des générations futures. C'est aussi une injustice faite à celles et ceux qui s'engagent aujourd'hui au service de leur patrie.

 

"(…) On m'aurait traité de fou si j'avais écrit l'an dernier [en 2019] qu'un simple virus bouleverserait la vie du monde entier en 2020. Qui peut prétendre aujourd'hui qu'un virus belliqueux n'est pas en train de poindre à l'horizon ? La Crimée n'a-t-elle pas été annexée par la Russie faute de forces crédibles du côté ukrainien ? Serons-nous aussi prêts que nous l'étions pour le coronavirus ? «Si vis pacem, para bellum» : deux mille ans après, l'adage reste d'actualité. Et à voir la manière dont l'Union européenne a soutenu la Grèce en faillite et l'Italie en difficulté migratoire, un autre adage s'avère tout aussi pertinent: «Les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts, chacun le sien !» Alors, chère Helvétie, ne compte que sur toi-même, et respecte tes citoyens-soldats !"

 

Félix Glutz, Revue militaire suisse 1/2021.









Cinquième Suisse

 

Le service militaire suisse a la cote auprès des jeunes expatriés

 

 

Chaque année, plusieurs dizaines de jeunes Suisses de l’étranger s’engagent dans l’armée en Suisse. Qu’est-ce qui les motive et quelles sont leurs impressions ? Le témoignage de Gregory Boast, qui a grandi en Afrique du Sud.

 

En Suisse, de plus en plus de jeunes choisissent d’effectuer le service civil plutôt que le service militaire obligatoire. Alors que chez les Suisses de l’étranger, c’est l’inverse: ils sont toujours plus nombreux à être attirés par l’école de recrues helvétique. «J’ai toujours su que je voulais un jour faire l’armée en Suisse», confie Gregory Boast. Le jeune homme de 19 ans a la double nationalité suisse et sud-africaine. Sa mère est originaire du Canton de Lucerne, mais il a grandi à Johannesburg.


En Afrique du Sud, le service militaire est volontaire, ce qui signifie qu’il faut faire carrière dans l’armée, ce qui n’aurait pas du tout collé avec les projets de Gregory, qui souhaite devenir juriste. Étudier est d’ailleurs la raison principale qui l’a poussé à revenir en Suisse il y a un an.

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Les effectifs dans les états-majors


Dans The Mythical Man-Month: Essays on Software Engineering (1975), Frederick Brooks montre les effets de l’accroissement du nombre de personnes travaillant sur un projet. La division du travail commence par accélérer le projet puis, à partir d’un certain seuil, la complexité du projet impose des périodes de formation aux nouveaux; le nombre des membres fait augmenter exponentiellement les interactions. Dans un groupe de 10, le nombre d’interactions possibles 2 à 2 est de 45. Pour 100, il est de 4950. Tous n’ont pas besoin de se rencontrer mais, avec l’accroissement du nombre, la part des informations de coordination, de formation pour les nouveaux s’accroît. On passe une grande partie du temps de travail en réunions, communications diverses par téléphone, courriels, au détriment du travail directement utile.
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Recul des effectifs à la PC et à l'Armée : cantons très inquiets

 

 

Le recul des effectifs à la Protection civile et à l'Armée alarme les cantons. La Conférence gouvernementale des affaires militaires, de la protection civile et des sapeurs-pompiers va jusqu'à qualifier la situation de «dramatique». Si 8350 personnes ont encore pu être recrutées pour la Protection civile en 2011, elles n’étaient plus que 3532 en 2019, indique la Conférence gouvernementale des affaires militaires, de la protection civile et des sapeurs-pompiers. Et ce recul devrait encore s'intensifier. La nouvelle loi fédérale sur la protection de la population et sur la Protection civile prévoit, en effet, que le nombre d’années de service dans la protection civile va se rapprocher des dispositions en la matière en vigueur pour l’Armée. Le comité s'inquiète aussi de la dégringolade des effectifs à l’Armée.

 

Il estime qu'il n'est «pas acceptable que le grand nombre de départs avant et pendant l’école de recrues, mais également et surtout après l’incorporation dans des formations, perdure.» Selon lui, il est nécessaire de présenter le plus rapidement possible des mesures de nature structurelle. Or vu le rejet du projet de loi fédérale sur le service civil par le Parlement fédéral l’année passée, le comité s’attend à un grand nombre de départs vers le service civil. Des mesures s’imposent aussi pour les cours de répétition, dont les effectifs lors des formations sont parfois très faibles. Dans certains cas, ce sont moins de 50% des personnes incorporées qui entrent en service au cours de répétition. La Conférence intercantonale s’entretiendra de ces questions avec la cheffe du DDPS à la première occasion.

 

Keystone-ATS


                  Paris, Ministère de la Défense

France : crédits augmentés pour la DGSE

 

 

Face à la multiplication des dangers extérieurs, la Direction générale de la sûreté extérieure (DGSE), vaisseau amiral du renseignement français, est de mieux en mieux dotée. Pour 2021, la Direction générale du renseignement extérieur enregistre un budget de 880 millions d'euros, contre 816 en 2020, soit une augmentation de 7,8%.

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                 Inquiétude face à la Russie ?

La Suède augmente son budget de défense de 40% ! 

 

Le Parlement suédois a approuvé mardi une augmentation de 40% du budget 2021-2025 en raison des tensions dans la région de la mer Baltique ces dernières années, les responsables affirmant que la Russie est la principale raison de cette décision.


L'assemblée du Riksdag (349 membres) a approuvé la plus forte hausse en 70 ans, portant le budget annuel de la défense d’ici 2025 à 89 milliards de couronnes (11 milliards de dollars EU). Le ministre de la Défense, Peter Hultquist, a déclaré à l’Assemblée avant la série de votes que « c’est le plus gros investissement depuis les années 1950 »

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Après la pandémie "COVID", retour des années folles

 

Vaccins, technologies, extravagance, productivité, croissance… La pandémie débouchera-t-elle sur de nouvelles années folles, une fois levées les restrictions de liberté ? Dans les années 1920, le plaisir de se retrouver après la grippe espagnole et la Première Guerre mondiale avait fait souffler un vent de folie et de joie de vivre dans la société, qui profitait d’une forte croissance tirée par les innovations technologiques. L’Opinion a trouvé sept bonnes raisons d’espérer que les années 2020 aussi seront folles.

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La «boulette nutritive» noisette-chocolat-riz

pour soldats en action

 

 

Une jeune nutritionniste a élaboré des recettes destinées aux forces armées. Leurs habituelles barres chocolatées souffraient d'être réduites en miettes au cours des missions. Une nouvelle recette permet de pallier cet inconvénient, tout en contribuant à l'apport calorique.

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«J'ai senti un choc au niveau de la colonne vertébrale»…

 

Des pilotes qui se sont éjectés racontent leur expérience

 

Le livre Eject ! Eject ! Eject !, du journaliste Jean-Marc Tanguy, aux éditions JPO, rassemble quarante histoires d'éjections de pilotes de chasse. Franceinfo a recueilli le témoignage de militaires qui ont dû un jour tirer la poignée de leur siège éjectable.

 

Se préparer à l'éjection, c'est la base quand on monte dans un avion de chasse : «Si on doit sortir et s'éjecter, ce sera 'Éjection ! Éjection ! Éjection !'. Tu pars au deuxième 'Ejection', je pars au troisième." Le geste est simple : il faut se caler corps droit, tête haute dans son siège et tirer la poignée. Cependant, ce moment laisse des séquelles aux militaires.

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Un nouveau directeur à l'Institut suisse de police

 

Le Conseil de fondation a nommé Stefan Blättler directeur de I'lnstitut suisse de police (ISP). L’actuel président du Conseil de fondation de l'lSP et commandant de la Police cantonale bernoise entrera en fonction le 1er janvier 2022. Stefan Blättler

assumera la succession de Reto Habermacher, qui est subitement décédé le 8 janvier 2021. Stefan Blättler a obtenu un doctorat en droit en 1987 à l'Université de Neuchâtel. Il a entamé son parcours professionnel à Neuchâtel, puis est passé par le secteur bancaire à Genève. En 1989, il a rejoint la Police cantonale bernoise

qu'il commande depuis le 1er août 2005. Depuis 1990, il œuvre comme enseignant et directeur de cours auprès de l'lSP.


Une Vaudoise honorée pour son «courage extraordinaire»

 

«L'aspirante sous-officier Antigona Kalimashi est devenue aujourd'hui la première personne à recevoir le Rubandu chef de l'Armée. Cette distinction pour un engagement extraordinaire a été décernée à la soldate de sauvetage de l'Ecole du sauvetage 75 pour son actecourageux. Antigona Kalimashi a sauvé une femme qui était tombée devant un train à la gare de Fribourg.»

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Le "Fritz" des Rangiers au Musée de La Caquerelle


Ce qui reste du «Fritz», la statue d'une sentinelle érigée aux Rangiers, il y a près de cent ans et vandalisées à plusieurs reprises par les autonomistes jurassiens, va prendre place au Musée du mont-Repais.

 

Erigé en 1924 à l’occasion du 10e anniversaire de la mobilisation générale de l’Armée suisse en août 1914, la Sentinelle des Rangiers, sculptée par Charles L'Eplattenier, a été vandalisée à plusieurs reprises au plus fort de la Question jurassienne.


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Législation sur les armes… Après le Béret vert et le "Miles protector", le soldat-citoyen 2.0

Dans les années 1930-1945, l'ennemi venait de l'Est (avec le couteau entre les dents, pendant la Guerre froide, il venait de l'Est avec des milliers de chars et d'avions. En 2018, il vient du Sud portant le voile et le qamis. Sans langue de bois, Bernard Wicht et Alain Baeriswyl évoque le problème des armes déteues par les citoyens.

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La première femme pilote de F/A-18

 

Le premier-lieutenant Fanny Chollet est la première femme à piloter un avion de combat de type F/A-18 Hornet. Elle a débuté sa formation pour devenir pilote en 2012. Depuis le 1er janvier 2019, elle est opérationnelle au sein de l'escadrille d'aviation 18 sur la base aérienne de Payerne. La jeune vaudoise de 26 ans, qui n'a pas révélé l'origine de son nom de pilote, «Shotty» manifeste un intérêt pour l'aviation depuis son plus jeune âge. Le fait qu'une partie de sa famille appartienne déjà à ce milieu n'y est sans doute pas étranger. Son grand-père, son père et plusieurs de ses cousins pilotaient des avions. En 2009, elle commence le processus de sélection SPHAIR, alors qu'elle est encore au gymnase.

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Un Espace muséal des troupes jurassiennes à Saint-Imier

Historiquement, les troupes jurassiennes ont constitué un trait d'union unique entre les différentes parties géographiques et politiques de la région du même nom, d'un côté ou de l'autre de l'actuelle frontière cantonale entre les cantons de Berne et du Jura. Que ce soit sous la Principauté épiscopale de Bâle, à l'époque des milices et des Bannières, du régiment dfu Prince au service de France, durant la période française (1794-1814), dans les contingents cantonaux au cours du XIXe siècle, dans les troupes fédérales à partir de 1874, les Jurassiens ont toujours porté le même uniforme...

Si la pandémie de COVID le permet, l'inauguration de l'Espace muséal "Troupes jurassiennes" aura lieu en septembre 2021.

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Inauguration : jeudi 30 septembre 2021 !

 








              

Publication d'une

"Histoire militaire du Jura et du Jura bernois"

            

                                                    
            
                                              

            Parution du tome 3 : fin juin 2022              



Terrorisme…

 

Le colonel EMG Jacques Baud : "La France alimente l'extrémisme"

 

Pour Jacques Baud, un ancien des services de renseignement suisses, «même si le terroriste [de Strasbourg] n’avait pas été tué, il n’y aurait probablement pas de filières à remonter». Le spécialiste du renseignement et du terrorisme estime que «la France s’est engagée militairement au Proche-Orient pour soutenir les Américains, alors qu’elle n’avait strictement rien à y faire».


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Europe : le coût du terrorisme


«Le Parlement européen vient de publier un rapport chiffrant les coûts liés au terrorisme entre 2004 et 2016. Au total, les PIB des pays membres auraient perdu un potentiel de 185 milliards d'euros, dont 5,6 milliards liés directement aux pertes humaines et aux destructions. La France apparaît comme étant le pays le plus touché sur cette période, avec 45 milliards d'euros de pertes, devant le Royaume-Uni {44,3}, l'Espagne (42,7) et l'Allemagne (19), A l’inverse, elle n'est que troisième en matière de dépenses dans la lutte contre le terrorisme avec'1,4 milliard, derrière le Royaume-Uni (2) et l'Allemagne (1,5). L'étude liste des gouffres colossaux et des barrières dans la coopération européenne: failles juridiques, plans de déradicalisation peu efficaces, manque d'action dans la lutte contre les finances du terrorisme, manque de communication entre services et faible coopération judiciaire.»

TTU No 1119, 12 septembre 2018

Djihadisme dans la région Belfort - Montbéliard - Fiches S

Le communautarisme et le repli identitaire représentent une vraie menace pour les services de renseignement. Les fiches S refont donc surface à la lumière de ce qui s'est produit à Saint-Etienne-du-Rouvray mardi matin. Et c'est manifestement dans le Nord Franche-Comté que l'on en dénombre la proportion la plus importante. Entre Belfort et Montbéliard, ce chiffre serait de 24 environ. Ici, pas question d'extrémistes de droite ou de gauche. Les seules personnes ciblées comme menace pour la sûreté de l'État le sont pour islamisme radical.

L'Est Républicain, 28 juillet 2016

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Des pistes pour comprendre le nouveau terrorisme

Par la violence de ses attentats meurtriers, par son expansion territoriale en Irak et en Syrie, la nébuleuse baptisée Daech intrigue autant qu'elle terrifie. Quelles sont les visées de l'organisation qui se proclame État islamique et veut rétablir le califat du VIIIesiècle, dont elle emprunte le drapeau noir, la traque aux infidèles et les pratiques de décapitation ? Qui sont les parents et les parrains de ce monstre apocalyptique qui voue un culte à la mort plus qu'à l'islam ? Comment Daech ravive-t-il les plaies laissées par les guerres américaines au Moyen-Orient ? Comment instrumentalise-t-il la fracture idéologique entre chiites et sunnites ? Quelles stratégies adopter pour le combattre ? A travers les analyses de grands spécialistes de l'Islam et du Moyen-Orient, à travers aussi des textes d'écrivains, d'historiens et de philosophes réunis par l'hebdomadaire Le 1, à travers enfin un dossier essentiel pour comprendre la nature de Daech et son histoire, "Qui est Daech ? Comprendre le nouveau terrorisme" offre une vision éclairée de cet acteur inquiétant qui a fait irruption sur l'échiquier mondial, supplantant Al Qaïda comme nouvelle puissance du terrorisme international.

Lire les analyses de quelques experts...

Terrorisme: connaître son ennemi

Alain Bauer : L'avenir du terrorisme. Institut Diderot, Les Carnets des Dialogues du Matin. Téléchargeable sur http://www.institutdiderot.fr/avenir-du-terrorisme-4/

L'avenir du terrorisme, mais surtout sa compréhension : c'est sur ces sujets brûlants que s'est penché Alain Bauer dans le dernier carnet de l'Institut Diderot. Le criminologue insiste d'abord sur l'importance du bon diagnostique, préalable essentiel qui permet de mieux connaître la nature du mal pour «pouvoir y répondre de manière adéquate.» Pour Alain Bauer, ce qui définit le terrorisme n'est ni la signature, ni le moyen, ni l'outil mais bien l'objectif. En d'autres mots, sa victime. Sur l'évolution du terrorisme, l'auteur estime qu'une hybridation s'est opérée entre criminalité, fanatisme religieux et terrorisme. Une menace qui a pris de court les services de sécurité occidentaux, qui ne disposent pas de services antiterroristes à proprement parler. Car le contre-espionnage ou les services de lutte contre le crime organisé souffrent d'un problème culturel : ils travaillent de façon cloisonnée, en remontant les filières pour identifier les têtes de réseau et «avec le temps comme ami». Alors qu'il conviendrait, selon lui, de «tout partager», en travaillant dans l'urgence car le temps est ici un ennemi.

Alain Bauer constate aussi une pluralisation des opérateurs de terrorisme, avec de nouveaux profils, comme le lumpenterroriste, relevant souvent de la psychiatrie, prêt à mourir immédiatement et pratiquant un «terrorisme de proximité très difficile à gérer.» Mais aussi le «terroriste honteux» qui, lorsqu'il est arrêté, ne revendique pas son acte et nie toute dimension terroriste.

Pour Alain Bauer, répondre à ces mutations du terrorisme, avec des services spécialement dédiés, pourrait permettre de passer le cap des 90% d'attentats déjoués. Avec à la clé «des dizaines, voire des centaines de morts et de blessés épargnés».

TTU No 1007 - 10 février 2016




Menace à moyen terme : un scénario français qu'on peut méditer en Suisse

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Une affiche sur la façon de réagir en cas d'attentat

Le Gouvernement français diffuse depuis le début décembre 2015 une affiche à l'adresse du grand public sur la façon de réagir en cas d'attentat, trois semaines après les tueries du 13 novembre à Paris. Cette affiche va être envoyée aux différents ministères, qui seront chargés de la répercuter pour qu'elle soit rapidement affichée dans une série de lieux publics (mairies, préfectures, grands magasins, stades, musées...).

Inspirée de la signalétique des consignes de sécurité présentes à bord des avions, elle détaille trois grandes catégories de conseils en attendant l'arrivée des forces de l'ordre et des secours: s'échapper, se cacher, et alerter. Le premier conseil est de fuir si les conditions le permettent. Si la fuite est possible, il est alors recommandé, si possible, d'aider les autres à quitter les lieux du danger, de ne pas s'exposer, d'alerter les gens autour de soi et de les dissuader de s'approcher du danger.

Si la fuite est impossible, il est recommandé de s'enfermer et de se barricader, ou à défaut de s'abriter derrière un obstacle solide comme un mur ou un pilier, d'éteindre la lumière et de mettre son téléphone sur silencieux et sans vibreur. Une fois en sécurité, il est recommandé d'appeler les numéros d'urgence comme en Suisse le 117, mais pas un média! A l'approche des forces de l'ordre, il est conseillé de ne pas courir vers elles, d'éviter des gestes brusques, et de lever les mains en l'air, paumes ouvertes.

Sécurité : l'usurpation d'identité, un risque mal maîtrisé

L'usurpation d'identité, très répandue dans le monde, consiste à prendre délibérément l'identité d'une personne vivante, en vue d'actions frauduleuses commerciales, civiles ou pénales, d'accéder à ses finances, de commettre en son nom un délit ou d'accéder de façon indue à ses droits. L'identité peut être volée à une personne décédée, mais être également fictive sans porter préjudice à une personne physique ou morale. La criminalité identitaire a été la deuxième infraction en France en 2012, derrière le vol de véhicule mais devant le cambriolage. En 2014, elle a donné lieu à 119'023 consultations à l'identité judiciaire, soit une hausse de 45% par rapport à 2013.

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Digger construit des machines de déminage humanitaire... mais aussi des harnais pour chiens démineurs et des systèmes de télécommande pour machines de chantier


Après 10 ans d’expériences dans plus de dix pays d’Afrique et dans les Balkans, les chiffres parlent d’eux-mêmes: 1 D-250, la dernière version de la machine de déminage produite par Digger, avec une équipe de 10 personnes (démineurs, mécaniciens, chauffeurs, cuisiniers et corps médical), a une efficacité équivalant à celle d’une équipe de 200 à 300 démineurs manuels avec leur encadrement.

 

Un démineur manuel est payé en moyenne 250 dollars par mois, ce qui porte le coût annuel du déminage à plus de 750'000 dollars ! En réalité, bien qu’elle représente un investissement de départ important, la machine, que Digger DTR construit à prix coûtant, fait chuter le prix du m² déminé. Après 18 mois d’utilisation d’une Digger D-3, Handicap International au Sénégal a vu le prix du mètre carré déminé divisé par 10 avec, en prime, l’assurance du risque zéro pour ses démineurs !


Encore faut-il trouver des mécènes institutionnels ou privés, des fondations. Pour ce faire, il faut disposer d'une bonne réputation, quelquefois de coups de pouce. C'est une phase longue et exigeante. Grâce à ces appuis fiancviers, Digger DRT a déjà mené dans huit pays : Soudan, Tcvhad, Bénin, Mozambique, Bosnie-Herzégovine (à deux reprises), Angola, Cambodge.

 

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Si vous souhaitez faire un don :

CCP 10-732824-2
Fondation Digger
Tavannes

Sytème antichar "NLAW" pour la Suisse

Saab Dynamics pourrait commencer à livrer, d'ici le printemps 2018, les premiers systèmes antichars NLAW (Next Generation Light Antitank Weapon) destinés à l'Armée suisse. On ignore le nombre précis de missiles commandés, mais la valeur du contrat est de l'ordre de 108,8 millions d'euros. Les livraisons devraient s'étaler jusqu'en 2022.

Pesant 12,5 kg, le NLAW est un missile de type «Tire-et-oublie», avec modalité d'attaque directe ou par le haut (Overfly Top Attack), affichant une portée de 80o m contre une cible fixe et de 600 m contre une cible en mouvement (les portées du modèle précédent étaient, respectivement, de 600 et 400 m). Le contrat signé entre l'industriel suédois etArmasuisse, le Bureau fédéral pour l'acquisition de matériels pour la Défense, comprend également un volet soutien logistique et assistance technique/formation.

Raids No 379, février 2018

Une photo trafiquée...

Cette photo illustre de nombreux ouvrages sur la Résistance et on l'a vue dans de nombreux manuels scolaires. Elle est sensée représenter un résistant français quelques secondes avant qu'il ne soit passé par les armes. Elle est légendée d'une manière ronflante : "Le héros qui sourit", "La barbarie nazie dans toute sa splendeur", etc. A l'occasion des assises nationales de la paix en 1948, on en tire même à des milliers d'exemplaires une carte postale. On en expédie une au Secrétaire général de l'ONU, afin qu'il fasse respecter le désarmement de l'Allemagne.

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La RMS, l'ASMZ et la RMSI numérisées

La numérisation des trois plus importantes revues de la Société suisse des officiers est terminée. Toutes les éditions de la Revue militaire suisse (RMS) parues entre 1856 et 2009 ont été numérisées dans le cadre du projet retro.seals.ch. La RMS peut ainsi être intégralement consultée en ligne comme c'est déjà le cas de l'Allgemeine Schweizerische Militärzeitschrift (ASMZ) et de la Rivista Militare della Svizzera Italiana (RMSI).




1942 : calomnies et révélations fausses

La mine grave, le présentateur du Téléjournal, sur la chaîne alémanique comme sur la chaîne romande, assénait la terrible révélation: en 1942, le Conseil fédéral savait. Il savait les abominations auxquelles les Allemands se livraient dans les camps. Pour le prouver, des photos qualifiées de «classifiées» et d'«inédites», issues des archives de la Confédération, étaient brandies. Sauf que ces photos, en réalité, sont bien connues et circulent depuis des années !

La pseudo-révélation a été le fait de la télévision alémanique, auprès de qui s'est épanché le directeurs des Documents diplomatiques suisses, M. Sacha Zala. Heureusement, il subsiste des médias qui se posent les bonnes questions. C'est ainsi que L'Hebdo, lui seul, a enquêté sur ces photos, et découvert qu'elles étaient connues depuis longtemps: elles ont été vues par des dizaines de milliers de visiteurs des musées de la Shoah. notamment à Paris et à Bucarest, elles ont été publiées aussi. Les explications du directeur des Documents diplomatiques suisses sont donc mensongères, lorsqu'il dit que ces documents n'avaient pas été révélés à ce jour, classifiés qu'ils étaient dans les archives fédérales. A quelles fins ?

L'Atout, février 2013.

On peut également se demander si, sur la base de ces photos de 1942, les autorités suisses ont pu prendre immédiatement conscience d'une horreur inimaginable, la Solution finale... De tels documents doivent être interprétés...

Sur la base des deux photos à gauche (choisies à titre d'exemple), en arrive-t-on automatiquement à détecter en 1942 une volonté du régime nazi de liquider méthodiquement l'ensemble des juifs dans les territoires qu'ils contrôlent, à une époque où il manque de main-d'oeuvre ? En revanche, on peut y voir des indications de traitements inhumains et de déportations.  Quand les gouvernements alliés, quand le Conseil fédéral ont-ils vraiment compris la politique de la Solution finale ? (Hervé de Weck)



Archéologie militaire en Alsace

L'abri allemand du «Kilianstollen» a livré ses secrets

La découverte du Killianstollen a été faite lors de fouilles préventives avant la construction du contournement d'Aspach. En octobre 2010, les engins de chantier travaillant au terrassement de la déviation mettent à jour, par hasard, le fameux abri-galerie, dont les historiens et la population locale connaissent l'existence, ainsi que le drame qui s'y est déroulé.

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Le drone à 99 euros !

 

Un nouveau drone de génie prend le marché d’assaut. Il vous permet de prendre de superbes photos à 360o et des vidéos depuis là-haut, de quoi impressionner vos amis pour illustrer vos prochaines vacances. Sa taille compacte vous permet de l’emmener avec vous. Il est tellement facile à utiliser qu’il se met en mode «Opérationnel» en 30 secondes. Son principal point fort ? La firme DroneX Pro met l’accent sur ses produits, pas sur son image de marque. Cela permet d’offrir un drone de qualité à un prix incroyablement bas. un ingénier de DroneX Pro rappelle que ce n’est pas la technologie utilisée à l’intérieur de l’appareil qui fait que les drones de grandes marques sont aussi chers. C’est le prix à payer pour entretenir le nom de marque.


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L’armée israélienne face à la menace des drones

 

L’armée israélienne considère que le drone est désormais l’une des principales armes aux mains des «terroristes». En moins d’un mois, trois de ces engins équipés d’explosif en provenance de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, ont ainsi été retrouvés dans le sud de l’Etat hébreu. Aucun dégât n’a été constaté.


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Heron


Hermes-900



"Les futurs drones pourraient être armés"

Forces aériennes : L'armée suisse prévoit de s'équiper de six appareils de reconnaissance sophistiqués pour remplacer ses vétustes drones. Quel sera l'usage de ces espions du ciel? Les explications d'un spécialiste militaire.

Propos recueillis par Pascal Fleury, La Liberté, 3 mai 2013

L'automne dernier, les Forces aériennes et armasuisse ont évalué deux nouveaux modèles de drones israéliens, le Hermes 900 de la société Elbit Systems et le Heron 1 d'Israel Aerospace Industries. L'objectif est d'acquérir pour 300 à 400 millions de francs, dans le cadre du programme d'armement 2015, six de ces aéronefs de reconnaissance sans pilote, en remplacement des drones «ADS 95 Ranger», aujourd'hui technologiquement dépassés et dont près de la moitié (13 sur 28) sont déjà hors service. Alors que les drones américains pilotés à distance depuis les Etats-Unis ont déjà fait plus de 3000 victimes au Pakistan, au Yémen et en Somalie, suscitant la polémique, l'utilisation en Suisse de nouveaux espions du ciel sophistiqués interpelle. Les explications de l'historien et spécialiste militaire Hervé de Weck.

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